Une enseignante internationale !

Une enseignante internationale !

LYDIA STRANGER

Madame Lydia Stranger – talentueuse enseignante au profil atypique – prend en charge les cours de préparation aux examens linguistiques en langue anglaise. Son parcours, son point de vue sur l’enseignement des langues : portrait !

Ecole de Tersac : Madame Stranger, vous prenez en main les cours de préparation aux certifications de langue : quel est votre parcours ?

J’ai grandi dans la corne de l’Afrique, en Éthiopie, au sein d’une famille érythréenne-éthiopienne où on pratiquait trois langues :
le tigrynya, l’amharique mais aussi l’anglais, que j’ai commencé à parler enfant parce que nous avions de la famille qui vivait aux États-Unis et qu’ils ne parlaient que cette langue. J’ai eu un parcours varié, avec différentes expériences souvent, mais pas toujours, dans l’enseignement. Je suis tout d’abord devenu institutrice et j’ai enseigné dans des maternelles à Addis-Abeba, la capitale de l’Éthiopie, pendant deux ans. Plus tard, j’ai repris les études et, après avoir obtenu un diplôme Marketing et Management, j’ai passé plusieurs années à travailler dans ce domaine pour différentes compagnies privées, toujours en Éthiopie. Puis, j’ai voulu retourner à l’enseignement, j’ai donc passé un CELTA Cambridge, en Grande-Bretagne, qui est le diplôme de référence pour l’enseignement de l’anglais comme langue étrangère dans le monde. J’ai ensuite continué à enseigner, de retour en Éthiopie, en travaillant pour le British Council et en donnant des cours à l’université d’Addis-Abeba, à la coopération allemande et à l’ambassade du Canada. J’ai aussi donné des formations en Business English, notamment au Rwanda. En parallèle à ce travail dans l’enseignement, je continuais à faire du marketing et de la publicité, dans notre entreprise familiale qui, à l’époque, s’occupait de l’organisation de trekkings à cheval dans les hauts plateaux éthiopiens.

Quelle sera votre méthode d’enseignement ?

Cela dépend de ce dont nous parlons. La méthode du CELTA de Cambridge est très axée sur le travail en binôme et sur le travail en petits groupes. Cette méthode tente de faire participer les élèves et de les faire expérimenter dans la langue le plus possible. Ce qui est important c’est qu’ils s’expriment. C’est un petit peu différent des méthodes françaises traditionnelles, qui ont tendance à se concentrer sur le texte là où la méthode de Cambridge se fonde beaucoup sur l’expression orale. En France, moins maintenant peut-être que par le passé, c’est souvent le professeur qui parle en cours, et les élèves qui écoutent. Je suis en France depuis un peu plus d’un an maintenant et ce que je constate c’est que je rencontre sans cesse des gens, de tous les âges, et ils me disent tous la même chose : j’ai fait huit ans d’anglais, et c’est à peine si je sais dire bonjour ! Par contre, évidemment, ici à Tersac, mis à part les cours de conversations eux-mêmes, où je tente de faire s’exprimer les élèves le plus possible, lorsqu’il s’agit de diplômes spécifiques tels que le TOEFL ou les examens Cambridge, ce dont il s’agit, c’est apprendre à passer un test. Il s’agit donc d’une préparation raisonnée, avec des exercices. C’est non seulement l’apprentissage d’une langue mais aussi peut-être et surtout l’apprentissage d’une méthode, qui permet de calibrer exactement un niveau d’anglais et qui vous permet alors de vous situer par rapport à un barème de niveau mondial.

Quel âge vous paraît-être le plus propice pour l’apprentissage des langues ?

Le meilleur âge pour apprendre une langue, c’est lorsqu’on est enfant, et le plus tôt possible. Plus on est jeune, plus on a de facilités à réellement entrer dans une langue, et plus on a de facilités à la parler, non seulement sans faute (ce qu’un adulte peut apprendre à faire, avec beaucoup d’efforts il est vrai) mais on peut apprendre à parler la langue comme un natif, c’est-à-dire sans accent et en utilisant un vocabulaire et un niveau de langue toujours approprié au contexte et à la situation. Cela étant dit, un adulte, ou un adolescent, peut déployer des méthodes et des efforts là où un enfant travaillera sans peine. Ceci veut dire que même un adulte (et encore plus un adolescent, avec son cerveau encore très malléable, peut très bien apprendre une langue). Cela nécessitera un petit peu plus d’efforts que pour un enfant pour qui apprendre une langue est… un jeu d’enfant, mais avec un travail raisonné, l’adolescent ou l’adulte pourra aussi obtenir de très bons résultats. En somme, il y a différentes méthodes d’apprentissage pour différents âges, mais mis à part les 15 premières années de la vie où tout un chacun possède des facilités innées pour l’apprentissage, on ne peut pas dire qu’il y a un âge pour apprendre une langue. En quoi ces certifications sont un réel plus pour les générations actuelles ? Les certifications en langue, par exemple celle de l’université de Cambridge, ou le TOEFL, sont des clés pour la réussite dans le monde de l’éducation mondiale (et pas seulement dans le monde anglophone). Elles peuvent donc permettre aux jeunes d’aujourd’hui d’avoir accès à un environnement éducatif plus large. Mais plus que cela, ils sont aussi des gages d’excellence, et des objectifs à atteindre pour pouvoir réussir des niveaux prédéterminés d’excellence au niveau mondial. Ceci est utile par ce que cela donne aux élèves une grille de compréhension par rapport au niveau qu’ils ont atteint, ou qu’ils veulent atteindre, et leur permet d’une façon assez claire, de savoir combien d’heures d’enseignement ils doivent suivre et quels efforts ils doivent faire pour pouvoir atteindre tel ou tel niveau. Il est bon d’avoir une compréhension claire de là où on est si l’on veut pouvoir aller plus loin.

Pourquoi, d’après vous, il est quasi-essentiel d’être bilingue aujourd’hui ?

Dans notre monde mondialisé, parler deux, voire trois langues semble être une obligation si l’on veut prendre part aux échanges internationaux. Ceci est d’autant plus vrai si notre première langue n’est pas l’anglais. Un anglophone pourra aller en France, en Allemagne, ou au Japon et s’en sortir. Il n’en est pas de même pour un Espagnol, un Allemand, un Japonais ou un Français. Des études ont montré par exemple que l’apprentissage d’une langue étrangère pour un anglophone de naissance apportait une plus-value sur son salaire statistiquement parlant d’environ 3 % … Mais, par contre, pour les non anglophones, l’apprentissage de l’anglais à un bon niveau peut apporter une plus-value de plus de 20 % sur les salaires gagnés sur une vie. C’est énorme !
Il y a donc un intérêt évident à apprendre une langue étrangère, et ceci sans même parler de la formidable ouverture d’esprit et de l’accès à des cultures et à des formes de pensées qui ne sont pas les nôtres, et qui me semblent essentiels. Être bilingue, ou trilingue, dans un monde mondialisé me semble une évidence et une quasi-obligation.

By | 2017-11-28T14:02:08+00:00 novembre 28th, 2017|News de l'école|Commentaires fermés sur Une enseignante internationale !

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